LES Rencontres départementales délégués-élèves

 

 

PLAIDOYER

On est malheureusement contraint par le temps… Donc maintenant, on va accueillir une nouvelle plaidoirie… Donc j’appelle Manon Vallabrègue de cinquième qui va nous expliquer un petit peu le travail qu’elle a mené sur la violence dans les établissements scolaires… Voilà

 

Bonjour à tous. Je m’appelle Marion Vallabrègue, je suis en cinquième au collège St Exupéry  et avec d’autres délégués, nous avons réalisé une plaidoirie contre la violence.

Dans les établissements scolaires, il y a une violence qui se voit et une qui se voit moins.

Celle qui se voit, les adultes peuvent la régler. Mais nous, élèves de St Exupéry,  nous pouvons peut-être agir sur celle qui se voit moins.

La violence peut être verbale, morale ou physique.

Que celui parmi vous qui n’a jamais insulté quelqu’un lève la main ! Même pas pour rigoler ? Et pourtant c’est une violence verbale.

Prenons un autre exemple. Une personne est de forte corpulence. Une autre personne l’insulte en la traitant de « gros lard ». La personne va être profondément blessée. C’est ce que l’on appelle la violence morale.

Nous savons qu’il existe des violences physiques très graves comme le viol, l’utilisation d’armes… mais nous sommes plutôt confrontés au collège à des violences moins graves mais plus fréquentes dans la vie de tous les jours, comme les bagarres, les bousculades, les insultes, les gifles. Pour agir contre les violences plus graves, il faut diminuer les incivilités comme les insultes car les violences plus graves sont les conséquences de celles-ci.

Donc nous avons réalisé une pyramide de la violence. Donc on voit qu’il y a beaucoup d’incivilités : bousculades, insultes, gifles. Un peu moins de violences moyennes comme les bagarres. Encore un peu moins de violences graves : bagarre avec blessures. Et on voit que les violences très graves comme les décès sont rares. Donc, on se rend compte les incivilités peuvent amener des violences moyennes, les violences moyennes peuvent amener des violences graves et les violences graves peuvent amener le décès.

Par exemple, de la « main aux fesses » au viol, il y a une très grande différence… Mais le viol peut être la conséquence de la « main aux fesses ». C’est pour cela qu’il faut cesser les incivilités.

Autre exemple. On me bouscule. J’insulte la personne au lieu de discuter. La personne me dit qu’elle m’attend à la sortie du collège. A la sortie, on se bat. Mon adversaire sort une arme et me blesse. Cela prouve qu’une simple bousculade peut entraîner une violence grave.

Conclusion. Nous sommes tous auteurs de violences plus ou moins importantes. En arrêtant nos petites violences,  nous arrêtons les violences plus graves. C’est ce message que nous, délégués de St Exupéry, voulons faire passer à vous, délégués et à ceux que vous représentez, pour qu’ensemble, nous agissions enfin.

 

Rencontre départementale des délégués élèves

2004

Manifeste pour la paix

Rencontres départementales délégués-élèves

(5ème)

 

 

Retour